Marc Fisher

PRÉSENTATION DES AUTEURS

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MARC FISHER

Auteur / Influenceur

Je suis né un vendredi 13, en mars 1953. Ça ne m’a jamais porté malheur. Ou peut-être que si. Que sais-je? J’ai été élevé à Duvernay, entouré de trois sœurs, de ma mère et de mon père comptable agréé. Quelques semaines avant sa mort, il nous a confié, à mes sœurs et à moi, que sa mère, trop pauvre, avait dû le placer dans un orphelinat et qu’il souriait de toutes ses dents pour se faire adopter. Il ne le fut pas. Est-ce pour cette raison que l’histoire de la petite orpheline a tant résonné en moi ?Marc fisher

Mes succès scolaires au collège Saint-Ignace m’ouvraient toutes les portes: j’ai mal tourné. J’ai choisi le métier improbable de romancier. Je suis devenu père sur le tard, et j’écris presque tous les jours, plus ou moins dix heures, ce que je ne recommande à personne, et ne trouve pas très intelligent : il y a tant d’autres choses à faire, tant de pays à visiter, de musiques à écouter, de musées à hanter, d’amis avec qui déboucher une bonne bouteille – même le golf n’est pas un passe-temps inintéressant. J’ai avisé mon agent de voyage de me réserver un billet en première pour faire le tour du monde… le jour de ma mort !

Je m’amuse. Et j’ai deux muses : ma fille et ma femme.

MOMENTS FORTS DE MARC

Comme suite d’une ascèse spontanée, à dix-sept ans, seul, sans maître spirituel, j’entrai «dans le courant», comme disent les bouddhistes. Transformé, exalté, calme, heureux sans raison, ce qui est la meilleure manière d’être heureux, et la plus sûre, je pensai que je pourrais faire semblant de devenir romancier (il faut bien avoir un métier !), même si je suis et reste un yogi en vacances, ayant pris depuis longtemps ma retraite des affaires de ce monde.

À trente et un ans, j’ai écrit un livre qui fut traduit dans plus de vingt langues, et me donna la liberté extérieure, miroir obligé de ma liberté intérieure.

Comment dire ce qui fut le troisième moment fort de ma vie ? Je ne peux passer sous silence la naissance de ma fille, Julia, la prunelle de mes yeux. Ni, bien sûr, mon mariage improbable avec une femme beaucoup trop belle, beaucoup trop jeune, beaucoup trop brillante pour moi : heureusement, l’amour est aveugle !